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Préface
Parler d’André Labarrère est délicat, pour moi en tous cas, car il y a deux personnages que je fréquente,
le patron et l’ami.
Je ne vais parler que du second, pour ne retenir du premier que la confiance qu’il sait placer dans les
jeunes, sa véritable passion pour sa ville et son incroyable force et résistance au travail.
On ne connait jamais vraiment bien André. Politicien viscéral, il a comme ses pairs, plusieurs masques.
Rares mais Ô combien délicieux sont les moments où tous ses masques ne sont plus.
Ce sont des moments furtifs qu’il faut savoir capter. Et on découvre vraiment, au fil des dîners, au gré du
temps, un personnage hors du commun.
André Labarrère, et c’est là un de ses charmes les plus percutants, possède une culture immense, et la
richesse, sa richesse, c’est de ne pas en être avare. Il partage, éduque, oriente. En si peu de temps, il m’a
tellement appris, tellement donné. C’est un personnage profondément solidaire, qui aime les autres. Il
prend le temps de s’intéresser à l’histoire de chacun, d’où qu’il vienne. Déformation professionnelle ?
Clientélisme comme disent certains ? Pas sûr. Car André est un véritable amoureux des autres, et c’est là
sa grandeur, celle que j’y décèle en tous cas.
Sa vie, c’était sa ville. Sa ville était sa vie. Combien d’heures a t-il passé à l’aimer, à la façonner, à la faire
évoluer ? Soucieux du moindre géranium de son boulevard des Pyrénées autant que du développement
économique de sa cité, il s’intéressait passionnément à tout ce qui concerne sa ville. Un amour fusionnel
qui le por ta, 35 ans durant, aux destinées de Pau. Michèle Alliot Marie, Ministre de la défense, dans son
discours d’adieu, remercia au nom de la France le parcours exceptionnel de cet homme libre.
André est un passionné de la vie, et c’est pour moi une véritable leçon au quotidien. Il s’enthousiasme de
tout, presque comme un enfant, et c’est vraiment délicieux. André respire la vie. Son combat contre la
maladie est un exemple. Loin de la dépression et du laisser aller, il a redoublé d’ardeur au travail, et son
optimisme permanent ne l’a jamais quitté. Quelle exemple pour toutes celles et ceux qui luttent. Les
questions qu’il se posait sur l’ « après » était toujours nuancées, mais elles étaient réelles.
André me manque aujourd’hui, mais il est tellement présent par tout, à chaque coin de rue un détail nous
rappelle qu’il n’est pas loin.
Bonne route André, et merci.
Cédric MICHON
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